Bienvenue  sur le site de la Cinémathèque de Tours Henri Langlois


Le Fantôme de l'opéra de Rupert Julian (1925)

La première édition de Planète Satourne, ensemble de manifestations culturelles à destination des enfants, débutera dimanche 26 février. Une joilie balade hivernale et vacancière en perspective. Cet évènement est proposé conjointement par trois structures municipales, le réseau des bibliothèques, la programmation jeune public, la Cinémathèque et les Cinémas Studio. Programme en ligne

Affiche Planète Satourne

La Cinémathèque de Tours est un service municipal rattaché à la Direction de la Culture de la Ville de Tours. Elle a pour vocation la programmation et la diffusion de films de patrimoine, de grands classiques et de films rares, maudits ou oubliés. Ancrée sur son territoire, la Cinémathèque noue des partenariats avec des acteurs locaux pour promouvoir le cinéma et son histoire.

Par ailleurs, la Cinémathèque coordonne l'accueil de tournages de films sur Tours. Plus d'information.

Un partenariat original avec L'Ecole des Beaux-arts

La salle

La Cinémathèque et l'Ecole des Beaux Arts TALM Site de Tours ont noué depuis plusieurs années un partenariat pédagogique destiné aux étudiants de Première année. Ces derniers se rendent, gratuitement, aux séances de la Cinémathèque et produisent un ou plusieurs dessins au cours de la séance, traces graphiques prises sur le vif qu'ils pourront retravailler par la suite. Leurs productions font l'objet d'une évaluation par leur professeur  et une partie des dessins est projetée lors d'une séance de la Cinémathèque.
Quelques dessins, parmi beaucoup d'autres :
Assurance sur la mort de Billy Wilder 
Le Lion des Mogols de Jean Epstein
Nous nous sommes tant aimés de Ettore Scola
Le Bal des vampires de Roman Polanski
Freaks de Tod Browning
Le Salon de musique de Satyajit Ray
M le Maudit de Fritz Lang
Folies de femmes de Eric von Stroheim

Programme 2011 - 2012

Prochaine séance lundi 20 février

Œdipe Roi à la Cinémathèque

La Cinémathèque poursuit le cycle consacré au cinéma italien avec Œdipe Roi (1967) de Pier Paolo Pasolini. Ce dernier, pétri de culture classique, tant picturale que littéraire, poétique et mythologique, met en scène ici la légende mythologique reprise par Sophocle, le mythe fondateur par excellence, qui conjugue à la fois interdit de l'inceste et révolte contre le père.

Oedipe Roi

A sa naissance, Œdipe a été écarté par son père, roi de Thèbes, afin d’éviter l’accomplissement d’une prophétie prévoyant qu’une fois adulte, il tuerait son père et aurait une relation incestueuse avec sa mère. Laïos, roi de Thèbes abandonne son enfant dans le désert. Sauvé par des bergers, le petit garçon est recueilli par le roi de Corinthe. Devenu adulte, Œdipe consulte l'oracle sur le mystère de ses origines. Horrifié par la réponse, il prend la fuite, cherchant à s'éloigner de ceux qu'il croit être ses parents. Guidés par le hasard et le destin, ses pas le mènent vers Thèbes…

L'entreprise d'un tel film, très ambitieuse, était périlleuse, mais Pasolini relève magnifiquement le défi. Il replace cette histoire d'Œdipe dans la période contemporaine, pour partie en Grèce, pour l'autre en Italie. C'est par de multiples détours au sein de plusieurs cultures et pratiques artistiques que le réalisateur nous fait accéder à l'universalité de l'histoire Œdipe. Pasolini instille une certaine fièvre dans ce film, une rage qui l'aide sans doute à aller au cœur des choses. Le fait qu'il s'agisse d'un thème antique permet au réalisateur d'oser toutes les audaces, inconcevables dans une histoire contemporaine, mais sans jamais tomber dans la vulgarité. Pour les principaux rôles féminins de Jocaste et Mérope, Pasolini fait appel à Silvana Mangano et Alida Valli, actrices absolument magnifiques.

Pasolini, le cinéaste libre, poète et politique, en a dérangé plus d'un, notamment du côté des notables bien pensant et hypocrites. Il sera assassiné en 1975, après la sortie de Salo ou les 120 jours de Sodome.

Cette soirée, qui s'intègre au cycle consacré au cinéma italien proposé en partenariat avec la Dante Alighieri, sera présentée par Louis D'orazio, professeur de cinéma.

Sauf indication contraire, toutes les séances ont lieu aux cinémas Studio, les lundis à 19h30

Cinémas Studio : 2 rue des Ursulines, Tours. 
Site internet des Cinémas Studio.

Contact : postmaster@cinematheque-tours.fr

Retours sur évènements

- Lundi 5 décembre 2011 les élèves en section Audiovisuel et Cinéma du Lycée Balzac présentaient Les Tueurs (The Killers, 1946) de Robert Siodmak.  Leurs textes : 

Présentation du film, par Louis Dubernard et Manon Pelcerf

Le film noir, par Juliette Annar et Pauline Deshays

L'adaptation et la première séquence, par Héloïse Fouillat et Fabrine Gourreau

Les flashbacks, par Emilie Audoux et Mélanie Chaumin

L'espace, par Raphaëlle Hussenot Desenonges

La lumière, par Mona Mahas et Lena Scotto di Perta

Le personnage du Suédois, par Rémi Moreau - Champigny

Les personnages féminins, par Claire Randier et Alexandre Guy

- mardi 11 octobre 2011, Jacques Rozier est venu présenter son film Du côté d'Orouët. Une très belle soirée.  Image.

 - Mardi 25 janvier 2011, Charles Tesson est venu à la Cinémathèque de Tours pour échanger à propos du Salon de Musique, de Satyajit Ray

- lundi 6 décembre 2010, les élèves de la section Audiovisuel et Cinéma du Lycée Balzac ont présenté Le Jour se lève de Marcel Carné. Leurs textes.

- lundi 22 novembre 2010, Jean Douchet, critique et historien du cinéma, fin connaisseur de l'oeuvre de Rohmer, a apporté ses éclairages sur l'oeuvre de Rohmer en général et de Conte d'automne en particulier, au programme de cette soirée. Le ton était de haute volée et chaleureux, et le public très intéréssé. Une très belle soirée, dont voici le résumé.

Jean Douchet a accepté de répondre aux questions de l'Association Henri Langlois, qui soutient les activités de la Cinémathèque de Tours. Le texte est paru dans le journal de l'association, le Cinéfil.


 

 
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