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Depuis sa création en 1973, la Cinémathèque de Tours met en lumière l’histoire du cinéma à travers une programmation annuelle de films cultes, de chefs-d’œuvre cinématographiques, mais aussi de films maudits ou incompris, qui méritent d’être redécouverts. Elle invite régulièrement des historiens du cinéma, des critiques et des professionnels du cinéma qui viennent partager leur passion et leurs connaissances du 7e art.

Pour la saison à venir, la Cinémathèque ouvre ses portes avec un ciné-concert sur un film de Boris Barnet, propose un cycle sur le thème des saisons, fait venir des trésors du fonds Henri Storck et poursuit son cycle consacré au cinéma italien, en association avec la Dante Alighieri. Les partenariats avec les cinémas Studio sont consacrés à Jacques Rozier, Douglas Sirk et Youssef Chahine et c’est un cycle de cinéma muet que proposent ensemble la Cinémathèque et la Médiathèque F. Mitterrand. Enfin, des hommages sont rendus à l’actrice Bette Davis, au réalisateur Paul Carpita. De nombreux invités, une grande monteuse, le réalisateur Dominique Boccarossa, des critiques et historiens du cinéma, viendront partager avec nous leur passion et leurs connaissances du septième art.

Lundi 4 juin, Eté précoce à la Cinémathèque

C'est un beau film d'Ozu, Eté précoce (1951), que propose la Cinémathèque, lundi 4 juin.

Eté précoce 

Ozu, fidèle à son style, offre ici une œuvre toute en élégance et en retenue mais il s'agit pourtant bien d'une œuvre de contestation, de rébellion contre certains codes sociaux de son pays. Il montre une femme qui va à l'encontre de la tradition et de sa famille en décidant d'épouser l'homme de son choix et non celui qu'on lui impose. La société japonaise des années 1950 est corsetée et Ozu met son immense talent de cinéaste pour montrer qu'il est possible de bousculer les habitudes, de rompre des coutumes quand elles entravent le bonheur de chacun.

C'est en ces termes qu'Ozu parle d'Eté précoce : " Je désirais peindre le cycle de la vie ou l’inconstance plutôt que l’action elle-même. Je n’ai jamais autant travaillé de ma vie. Certains disent que les enfants dans ce film sont grossiers et violents, mais j’ai le sentiment que cela changera quand ils vieilliront. Je n’ai pas trop développé l’intrigue, ce qui donne au public à la fin un arrière-goût poignant."

 




 

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